De retour en Afrique

« J’ai rêvé de l’Afrique »

Sans doute avez-vous déjà entendu cette citation ? En ce qui me concerne, je rêvais de retourner en Afrique. Mon dernier voyage remonte à juillet 2004, c’était au Kenya. Et depuis, le désir de revenir sur ce continent incroyable ne faisait que croître. J’avais  une envie irrépressible de me retrouver au milieu de la nature, à des kilomètres de chez moi et de la civilisation, et de pouvoir encore une fois contempler la faune sauvage dans son milieu naturel, et me demander si ces animaux seraient toujours là à mon prochain voyage.

J’ai donc décidé de partir avec Léa, ma fille, pour un « road trip safari » sur les routes du Mpumalanga et du Limpopo, aux confins de l’Afrique du Sud et du Botswana, de réserve en réserve. Me retrouver à conduire (à gauche) dans ces régions reculées d’Afrique australe était une aventure que j’avais bien l’intention de vivre enfin. Et pour l’aventure, on n’a pas été déçues…

L’organisation du circuit sur mesure a été confiée à une agence de voyages spécialiste de ces destinations, Vie Sauvage, à laquelle je faisais appel pour la première fois.

Jour 1 / Long Tom Pass

5 août 2016

Nous voilà donc parties toutes les deux, bien chargées comme d’habitude (je suis prévoyante). Après un vol South African Airways via Munich, nous arrivons pas très fraîches en début de matinée à Johannesburg — Joburg pour les intimes — où nous récupérons laborieusement la voiture de location.

Munie d’un road book préparé par l’agence et d’un bon paquet de cartes, plans et autres guides, je fais connaissance avec la conduite inversée. J’ai à peine le temps de faire quelques dizaines de mètres dans le parking de l’aéroport pour trouver la sortie indiquée dans le road book qu’un policier sud-africain, surgi de nulle part, me fait signe de m’arrêter. Je ne comprends pas pour quelle raison sur le moment car je roulais au pas dans le parking couvert réservé aux loueurs de voitures. Et puis en quelques secondes, je finis par réaliser que le policier zélé s’est posté à cet endroit précis, où se trouve une ligne de stop presque totalement effacée, dans le but d’extorquer une amende élevée, payable en liquide, aux touristes à peine débarqués. Évidemment, deux femmes seules, c’était trop tentant. La corruption étant toujours d’actualité en Afrique du Sud, le représentant de l’agence réceptive sur place (Akilanga) avait pris soin de nous remettre un petit carton à dégainer aussitôt qu’un incident de ce genre se présenterait, mentionnant la législation en la matière et stipulant qu’aucune amende ne doit être payée en espèces en dehors d’un commissariat. Ce que je fais, donc, en faisant mine de ne pas bien parler l’anglais (ce qui n’est pas tout à fait faux !). Le policier lâche l’affaire, non sans avoir essayé de nous intimider un peu.

Nous repartons enfin, un peu inquiètes car nous avons une longue route à faire jusqu’à Long Tom Pass, notre première étape. En raison des formalités interminables à l’aéroport, nous sommes très en retard sur le timing. J’aimerais arriver avant la nuit tombée, n’étant pas encore très à l’aise au volant, d’autant plus que le lodge où nous allons se trouve dans la région montagneuse du Drakensberg.

Léa me sert de copilote car je ne suis pas fan des GPS en voiture. Je préfère me concentrer sur la route et faire confiance aux cartes routières. Mieux vaut être très attentive aux animaux, sauvages ou non, qui peuvent traverser la route à tout instant. D’ailleurs, nous apercevons nos premiers singes en chemin… Le dépaysement commence vraiment.

En fin d’après-midi, nous arrivons au lodge Misty Mountain où nous nous installons pour la nuit dans un bungalow en pierre et brique avec une vue superbe sur la montagne environnante. Notre fatigue du voyage depuis Paris ainsi que le stress à l’aéroport sont vite oubliés grâce à un magnifique coucher de soleil qui s’offre à nous.

DSC_0135 Misty Mountain Lodge - Long Tom Pass

DSC_0129


CONSEILS

  • Aéroport international de Johannesburg : prévoyez très large entre l’heure d’arrivée de votre vol et le moment où vous pourrez réellement quitter l’aéroport, en particulier si vous avez réservé une voiture de location et que vous avez beaucoup de route à faire. Le trafic passagers y étant très important, attendez-vous à faire la queue durant 2 heures au milieu d’une foule de touristes pour passer la douane.
  • Location de voiture : prévoyez 2 heures de plus pour avoir une voiture de location. En effet, non seulement beaucoup de touristes visitant l’Afrique du Sud optent pour ce moyen de transport mais de surcroît, le surbooking est fréquent (même chez les grandes enseignes). Je n’étais pas la seule à qui on a annoncé qu’il n’y avait plus de véhicule disponible, alors que la réservation avait été faite longtemps à l’avance. Soyez très vigilent à l’état du véhicule. N’hésitez pas à l’inspecter minutieusement car l’entretien et les réparations nécessaires ne sont manifestement pas réalisés entre 2 clients. Vérifiez surtout l’état des pneus, qu’il y a bien dans le véhicule une roue de secours (et son état…) ainsi que les outils adaptés (cric, etc.). Vous comprendrez plus tard pourquoi ces conseils ne sont pas superflus !
  • 4×4 ou pas ? J’avais loué une berline de moyenne catégorie avec boîte automatique, n’étant pas familiarisée avec la conduite à gauche. Le réseau routier est dans l’ensemble très correct et une telle catégorie pourrait suffire. Néanmoins, il faut savoir que dans certaines régions du pays, les routes peuvent parfois être mauvaises, voire très mauvaises. Si comme moi vous comptez faire du safari, il vaut mieux ne pas faire l’impasse sur le 4×4. Les pistes d’accès aux réserves privées peuvent être « sportives » et dans les parcs nationaux les « vraies » pistes sont interdites aux autres véhicules. Ceux qui ne roulent pas en 4×4 doivent rester sur les routes goudronnées ou les pistes carrossables (de toute façon pas très adaptées pour des berlines, basses de châssis).
  • Temps de parcours : ils sont plus longs qu’en France. D’une façon générale, comptez très large si vous parcourez l’Afrique du Sud au volant (le double sur les petites routes). Entre la vigilance qui ne doit pas être relâchée du fait de la conduite à gauche, les animaux qui peuvent traverser dès qu’on se trouve hors agglomération ou les travaux qui sont fréquents, il serait dommage d’arriver en retard à votre prochaine étape et rater le départ du safari. Par ailleurs, il faut savoir qu’il est d’usage (pas légalement…) de se déporter et de rouler sur le bas-côté ou la bande d’arrêt d’urgence pour laisser passer un véhicule qui double (au total mépris des piétons, nombreux, ou de l’absence de bas-côtés quand ceux-ci sont effondrés !).

POUR LIRE LA SUITE DU VOYAGE : Le « Grand Canyon » sud-africain

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