La Lionne, par Katherine Scholes

« Elle n’avait fait que quelques pas lorsqu’elle entendit un petit cri de surprise. Levant les yeux, elle vit que Laura s’était immobilisée et regardait fixement les broussailles à ses pieds. Quelque chose dans son attitude fit naître chez Angel un brusque sentiment d’appréhension. Elle se rua vers sa mère, serrant le bol contre sa poitrine. »…

L’histoire se déroule dans le nord de la Tanzanie, de nos jours.

novel, Lioness, Katherine Scholes, Tanzania, George AdamsonQuelque part aux environs de la montagne sacrée des Masaïs, Ol Doinyo Lengaï, une petite fille âgée de sept ans, Angel, se retrouve seule dans la savane désertique à la suite d’un tragique événement : alors qu’elle parcourait la région avec sa mère, Laura, infirmière itinérante consacrant sa vie à porter assistance à la population locale, cette dernière meurt accidentellement.

Non loin de là, une biologiste australienne, Emma Lindberg, en route pour aller faire un safari dans le Serengeti, s’arrête dans une petite station de recherche sur la fièvre d’Olambo, mystérieuse fièvre hémorragique qui a fait des ravages dans la région.

Elle y est accueillie par le Dr Daniel Oldeani, vétérinaire issu d’une tribu masaï, qui travaille et vit à la station dans des conditions spartiates. Emma n’est pas venue par hasard dans ce lieu isolé mais en « pèlerinage » à l’endroit où sa mère, également virologue, est morte des années plus tôt, précisément au même âge qu’elle aujourd’hui.

Au même moment, Mama Kitu, la chamelle qui accompagnait Angel et sa mère, arrive blessée à la station avec Matata, son petit. Commence alors une longue quête pour Emma et Daniel, qui partent à la recherche de la petite fille et de sa mère dans les étendues sauvages. Elle emmènera également les deux protagonistes dans une quête intérieure où chacun se dévoilera peu à peu.

Cette aventure les conduira à un autre personnage clé de l’histoire : George Lawrence, un vieil homme énigmatique surnommé l’Homme aux lions…

L’auteur

Katherine Anne Scholes est née le 5 juillet 1959 dans une mission de la région de Dodoma en Tanzanie où son père, médecin, prodigue des soins à la population locale. Elle y restera jusqu’à l’âge de dix ans et gardera le souvenir des voyages qu’elle faisait avec ses parents et ses frères et sœurs dans la savane.

Sa famille quitte ensuite la Tanzanie pour l’Angleterre, puis s’installera en Tasmanie.

Après des années passées en Australie, Katherine Scholes est retournée en Tasmanie où elle vit avec son mari, le réalisateur australien Roger Scholes. Ils ont eu deux fils.

Katherine Scholes a entre autres écrit des nouvelles, de la poésie et des récits pour la jeunesse. Elle a également travaillé un temps avec son mari pour l’industrie cinématographique. Mais ce sont ses romans (une dizaine à ce jour), qui lui ont permis d’acquérir une renommée internationale, notamment les trois best-sellers La Dame au sari bleu (1996), La Reine des pluies (2000) et La Femme du marin (2006). Ses livres ont été traduits dans plusieurs langues.

 

blog Les Yeux de la Girafe, logo, Alexandre SzmidtBien que La Lionne soit une œuvre de fiction, Katherine Scholes s’est largement inspirée de son expérience personnelle et de son enfance en Tanzanie pour l’écrire. Elle restitue avec talent les ambiances et les paysages somptueux de la savane africaine à tel point que le lecteur s’en imprègne sans même s’en rendre compte.

Trois personnages aux vies si différentes et qu’a priori rien n’aurait dû rapprocher vont pourtant voir leurs destins s’unir, portés par la troublante rencontre avec un animal hors du commun : la lionne Moyo.

La trame de cette histoire est aussi l’occasion de rendre hommage à George Adamson, le véritable « Homme aux lions » mort assassiné au Kenya en 1989 (voir article ICI), et dont l’auteur s’est largement inspirée pour le personnage de George Lawrence. Ce roman lui est d’ailleurs dédié.

La « magie » de l’Afrique est omniprésente. Emma, qui la découvre pour la première fois, en sera transformée à jamais. C’est un réel plaisir que de se laisser emporter dans cette aventure, qu’on lit d’une traite.

Une fois le livre refermé — c’était le premier roman de Katherine Scholes que je lisais — on n’a qu’une hâte : lire le prochain.


À SAVOIR

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